Dans un monde où les problématiques environnementales et sanitaires sont en constante évolution, les travailleurs doivent être en mesure de s’adapter. L’objectif du groupe Gekko, périlleux mais plein de promesses, est d’apporter une solution aux entreprises pour permettre aux salariés de développer de nouvelles habitudes et méthodes répondant aux enjeux de la société actuelle.

Le groupe Gekko innove et lance Miles & Act, une plateforme de motivation destinée aux voyageurs d’affaires responsables. – DR

Miles & Act se présente comme le premier programme de motivation multipartenaires, dont l’objectif est de récompenser le comportement responsable des collaborateurs d’entreprises lors de voyages d’affaires.

« Chacun d’entre nous peut, à son niveau, décider que ses responsabilités et ses initiatives aient des conséquences favorables et vertueuses. Pour toutes les sociétés et les employés qui se sentent concernés par la transformation positive de leurs comportements, nous proposons le programme Miles & Act », a précisé Elodie Noriant, Managing Director de Miles & Act.

Par ailleurs, Miles & Act a remporté le prix de la meilleure initiative RSE aux Lauriers du Voyage d’Affaires, le 16 décembre 2021.

 

Miles & Act, comment ça fonctionne ?

Chaque entreprise définit ses propres règles en fonction de ses ambitions et de ses engagements internes. L’idée est de promouvoir le voyage éco-responsable et de sécuriser les salariés.

Les voyageurs d’affaires avec des décisions et des comportements quantifiables jugés responsables sont gratifiés avec des Miles convertibles sur la plateforme Miles & Act. Les gratifications peuvent prendre la forme de récompenses individuelles (catalogues de produits éco-responsables, bons séjours) ou de récompenses collectives (dons pour des associations, pour des fondations…)En bref, en vue de changer les comportements, Miles & Act s’inscrit dans une démarche de développement RSE au sein d’entreprises partenaires et en recherche de nouvelles.
Source : Tourmag
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HCorpo est en effet le tout premier partenaire de Miles&Act. Rappelons que le Groupe Gekko, filiale d’Accor, regroupe désormais six marques différentes, HCorpo, Teldar Travel, Infinite, MilesAttack, Miles&Act et Gekko Technology.

Source : Déplacements Pros

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Le groupe Gekko, maison mère de HCorpo, a lancé le programme Miles&Act, récompensant les voyageurs d’affaires selon leurs comportements responsables et le respect des politiques voyages.

Les enjeux environnementaux sont aujourd’hui dans tous les esprits, ceux des entreprises comme de leurs collaborateurs. Cependant, pour passer de la parole aux actes, il faut quelquefois une carotte, une stimulation. C’est dans ce cadre que la maison mère de HCorpo, le groupe Gekko, a lancé le programme Miles & Act, présenté comme la première plate-forme de motivation pour des déplacements professionnels d’affaires responsables.

Gekko, filiale de Accor depuis fin 2017, propose aux entreprises de toutes tailles et de tous secteurs une solution pour adapter leurs modes de consommation en récompensant les comportements responsables de leurs voyageurs d’affaires. « Chacun d’entre nous peut, à son niveau, décider que ses responsabilités et ses initiatives aient des conséquences favorables et vertueuses« , a déclaré Elodie Noriant, directrice générale de Miles & Act.

Dans les faits, à travers Miles & Act, les voyageurs engrangent des miles en fonction du respect des règles de stimulation définies par chaque entreprise cliente. Des règles qui peuvent englober plusieurs critères concernant évidemment le voyage « green » et le duty of care, mais aussi les économies réalisées par l’entreprise, le respect de sa politique voyage ou le taux d’adoption de ses partenaires voyages agréés.

Utilisation d’un véhicule électrique, séjour dans un hébergement dans un établissement conforme au duty of care, la réservation d’un vol en classe éco ou d’un hôtel à un prix inférieur aux normes définies par l’entreprise : tous les miles obtenus par les voyageurs seront convertibles sur la plateforme Miles & Act. Le tout donne accès à des récompenses individuelles à travers des bons séjours et un catalogue de produits éco-responsables, mais aussi des récompenses collectives, tels des dons pour des associations écologiques ou caritatives, ou encore au profit des fondations de leurs entreprises ou de projets à compensation carbone…

Alors que ce programme a vocation à accueillir des acteurs de l’hébergement, de l’aérien, de la location de voiture entre autres fournisseurs du voyage d’affaires, HCorpo est logiquement le premier partenaire de Miles & Act, sa directrice générale Audrey Serror décrivant vouloir à travers lui « mettre à disposition de nos clients une réponse simultanée à trois objectifs essentiels : donner la capacité à l’entreprise de réaliser des économies tracées et monitorées au quotidien sur la catégorie achat Hospitality, passer d’une démarche coercitive à une approche positive et responsable de la réservation d’hébergements et accompagner, comme jamais auparavant, les entreprises dans leur devoir de protection du voyageur. »

Source : Voyages d’Affaires

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Miles & Act (M&A) sera lancé en 2022. Vous insistez sur le fait qu’il s’agit d’un programme non pas de fidélisation mais de motivation. Expliquez-nous cette distinction…

Audrey Serror (AS) : Un programme de fidélité, c’est un fournisseur qui propose de gagner des miles si on consommes plus. Le pari de M&A est tout à fait différent : M&A propose à un client d’être l’émetteur de son propre programme pour motiver ses collaborateurs à adopter des comportements spécifiques que le client aura lui même choisi et qu’il motivera.

Elodie Noriant (EN) : Concrètement, cette promesse repose sur le système suivant : le collaborateur voyageur est récompensé en miles sur le choix des fournisseurs en vertu de 5 grandes familles de critères : l’économie (choisir des tarifs sous les plafond de remboursement fixé par la PVE), l’adoption (recours aux fournisseurs conseillés par la PVE), le care, le green, les actions marketing (le fait, par exemple de répondre à un quiz sur la PVE). C’est aux entreprises de décider sur quel axe elles veulent motiver leurs collaborateurs

Le “earn” (la façon de gagner des miles) est donc ce qui distingue ce programme de motivation des traditionnels programmes de fidélité. Qu’en est-il de la manière du “burn” (la façon de les dépenser) ?

EN : Sur le burn aussi, les entreprises peuvent créer leur propre environnement en fonction de leur volonté. Notons d’abord que les récompenses peuvent être individuelles ou collectives : revenir au collaborateur, partagées entre l’utilisateur et celui qui réserve (le travel manager, par exemple) ou à l’entreprise. Si c’est l’entreprise qui bénéficie des récompenses, elle transformera ces miles en donation à des associations caritatives. Si la récompense est individuelle, le collaborateur aura accès à une boutique cadeaux, comme ça se fait généralement, mais aura, lui aussi, la possibilité de réserver tout ou partie de ses miles aux associations partenaires.

Tout cela est bien généreux… Mais n’est-ce pas avant tout le bénéfice individuel le plus motivant

AS :  On n’a pas fait d’enquête mais on s’est inspiré de la pléthore d’études qui existent sur le sujet. Il en ressort que les collaborateurs – et c’est d’autant plus vrai qu’ils appartiennent aux jeunes générations – sont très sensibles à la dimension éthique, à la dimension RSE. M&A est totalement dans cette démarche qui consiste à considérer pas uniquement le prix mais aussi la valeur des choses.

EN : On sait, avec notre expérience de 10 années de travail sur les récompenses, que pour qu’un programme fonctionne, il faut qu’il soit généreux et que l’utilisateur en voie les fruits. C’est vraiment ça qui est important en termes de motivation. Mais effectivement on fait un pari sur le succès de la formule collective et/ou sur le choix de dons aux associations même quand c’est individuel. Nous travaillons avec une entreprise pilote actuellement et c’est effectivement la partie associative qui ressort, même quand la récompense est donnée à titre individuel.

Pour l’instant, seul HCorpo est officiellement partenaire du programme. Mais a-t-il vocation à couvrir l’ensemble des besoins, au-delà de l’hébergement ?

EN : HCorpo est bien sûr notre partenaire naturel : nous faisons partie du même groupe et c’était une évidence de partager les expériences des deux équipes pour mettre au point le programme. Mais effectivement, M&A est un programme de motivation multipartenaires dans lequel nous appelons tous les acteurs du BT à nous rejoindre bien au-delà de l’hébergement.

AS : HCorpo est le partenaire “hébergement” mais l’idée c’est que les loueurs de voitures, les acteurs de la micromobilité, les compagnies aériennes, bien sûr, rejoignent M&A qui n’est, précisons-le, pas exclusif et donc non contradictoire avec les éventuels programmes de fidélité de ces fournisseurs.

Et pensez-vous qu’Air France accepte de participer à un programme qui pourrait bénéficier à Greenpeace ?

AS : M&A est vraiment une solution d’une grande souplesse qui offre une liberté totale à son souscripteur. Air France, pour reprendre votre exemple, pourra très bien mettre son véto sur le nom de certains bénéficiaires du programme dont elle est partie prenante. Quant aux associations bénéficiaires, elles peuvent aussi, de leur côté, dire : “Nous voulons participer au programme mais pas pour les entreprises qui appartiennent à tel secteur”, par exemple.

Démonstration…

On se trouve sur l’interface HCorpo. On choisit sa date et sa destination. Dans ce cas, l’entreprise a choisi de récompenser ses collaborateurs sur l’éco responsabilité, ce qui correspond au label green.

 

On voit que sur certains hôtels il n’y a pas le logo M&A. Si c’est l’Ibis de la Porte d’Italie qui est choisi, alors il va y avoir 67 miles qui seront acquis et, dans le cas de cette entreprise, seront partagés entre la personne qui booke et la personne qui voyage.

 

Si l’entreprise a choisi plusieurs critères, par exemple “économie” et “green”, la personne qui réserve saura pourquoi le label M&A apparait grâce au mouse-over (quand on passe la souris sur le logo).

AS : Ici le logo revêt une fonction de culpabilité visuelle : “Franchement, qu’est ce que  je perds à réserver cet hôtel plutôt qu’un autre alors que ça peut bénéficier à une association ?”

EN : D’un point de vue technique, on a fait en sorte que ce soit le plus intégré possible pour l’utilisateur. Il n’a qu’à mettre son code M&A dans son environnement HCorpo pour qu’à chacune de ses réservations, les miles soient cumulés sur son compte.

Si on passe sur l’environnement M&A à proprement parler, donc sur le programme de motivation…

L’utilisateur va voir les trois grands piliers du programme : 1/ la liste des partenaires sur lesquel on peut gagner des miles; 2/ comment fonctionne le “earn” (les critères et la conversion en miles. Ex : 1€ dépensé = 1 mile gagné, en fonction du choix du client). 3/ le “burn” : soit la boutique cadeaux, soit la partie associative, soit les deux, en fonction du choix de l’entreprise.

Vous avez passé un long moment à expliquer le fonctionnement de ce programme. Son caractère disruptif nécessite manifestement beaucoup de pédagogie…

AS : Ce qui sort des canons habituels est par nature moins directement compréhensible. Donc nous sommes attentifs à bien présenter les choses. Quand on dit “C’est un programme disrupteur qui est à la main de l’entreprise pour changer le comportement de leurs collaborateurs”, c’est une phrase tellement magique que personne n’y croit a priori. Par exemple, tout le monde pense “cadeaux liés à la consommation et donc problème fiscal”. Sauf que le programme n’est pas lié à la consommation donc les récompenses ne sont pas des avantages en nature ! On a conçu un produit puissant et très flexible qui démantèle tous les obstacles. Cette puissance et cette flexibilité nécessitent effectivement beaucoup de pédagogie.

EN : Et la présentation qu’on vous a faite est synthétique. Elle ne comporte qu’une partie des possibilités qu’offre M&A. Mais en fait, c’est de l’agilité, pas de la complexité. Et dans ce cadre, notre ambition est de réunir tous les acteurs du BT : il y a beaucoup de choses à faire et beaucoup d’ambitions à soutenir en termes de RSE.

Selon vous, quels sont les critères qui seront les plus choisis ?

AS : Sur ce sujet, on a fait une étude… 1/ l’économie. 2/ à égalité adoption green et safe.

Source : Déplacements Pro

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Après une quinzaine d’années dans le développement des relations commerciales dans le monde de l’hospitalité, Aurélien Rodriguez avait rejoint les équipes HCorpo en 2016 en tant que Directeur des ventes avec pour mission de mettre en œuvre la stratégie d’acquisition grands comptes du groupe. C’est Aude Jean qui lui succède aujourd’hui à ce poste tandis qu’il prend en charge l’avant-vente et la distribution du contenu HCorpo.

Sa mission : accompagner les équipes HCorpo et leurs clients stratégiques dans leurs projets de transformation et garantir l’accessibilité de la solution à l’ensemble des acteurs de la chaîne de valeur du business travel (SBT, moyens de paiement, Expense, sécurité…).

Notre écosystème est particulièrement changeant. La crise que nous traversons, montre à quel point le monde de l’hôtellerie est complexe. Je me réjouis d’apporter mon expertise au service des entreprises sous un angle nouveau, a-t-il déclaré.

Source : Déplacement Pros

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Après plus de vingt années d’expériences acquises notamment chez AirPlus et BNP Paribas, dans les domaines des moyens de paiement dédiés aux entreprises et de la mobilité du collaborateur plus largement, Aude Jean a pour mission chez HCorpo de consolider l’acquisition des comptes français et de déployer la solution dans plusieurs pays européens.

L’arrivée de Aude répond à notre volonté d’asseoir une organisation stable et forte, avec une très forte expertise commerciale et un ancrage finance très solide dans notre secteur d’activité, explique Audrey Serror, Managing Director HCorpo.

Aude Jean succède à Aurélien Rodriguez nommé directeur Pre-sales & Distribution. Dans ses nouvelles fonctions, elle s’appuiera sur l’offre de valeurs de la solution HCorpo, son système de paiement et de services sécurisés, avec, dans le contexte Post-Covid, une attention particulière aux nouvelles priorités : Duty of Care, Reporting, RSE…

 

Source : Déplacement Pros

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NP Paribas vient de signer un accord stratégique avec HCorpo. La banque, leader européen des solutions de paiement, notamment dédiées au voyage d’affaires, dotera leurs clients communs avec la solution de paiement centralisée et innovante du spécialiste de la gestion et de la rationalisation des dépenses d’hôtels pour les entreprises. Elle se traduira par «des relevés détaillés et consolidés pour un contrôle efficace des dépenses et offrant des possibilités de paiement différé», précise-t-on chez Gekko, filiale d’Accor et la maison-mère de HCorpo (de même que Teldar Travel, Infinite Hotel et Miles Attack).

Pour HCorpo, ce partenariat permet aussi de proposer à ses clients un nouveau moyen de paiement. En se lançant dans le business travel, BNP Paribas a en effet pris de l’avance, devenant la seule banque française et première en Europe à investir ce marché avec sa Carte Voyage plus communément “carte logée”. Cette collaboration marque également la volonté des deux sociétés d’étendre leur offre à toute l’Europe.

Dans le cadre d’un pilote avec France Media Monde, le premier client à se lancer dans ce projet, «la collaboration et la coordination avec Hcorpo a été essentielle pour nous focaliser sur le besoin client. C’est une première prometteuse pour construire ensemble une relation stratégique aux services de nos futurs clients» a commenté Karim Bennaziz Houmane, Global Head of Commercial Cards Sales at BNP Paribas.

Grâce à sa puissance d’achat, HCorpo propose un inventaire d’hôtels composé de plus d’un million d’établissements à travers le monde. Sa maison-mère Gekko Group compte 200 collaborateurs en France, Belgique, Pays-Bas, Espagne, Italie, Irlande, Grande-Bretagne, Israël, Luxembourg et Portugal.

 

Source : Déplacement Pros

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Pour le troisième volet de cette série d’entretiens, Audrey Serror, femme du tourisme, depuis 20 ans dans le BtoB, qui a récemment rejoint – au poste de DG HCorpo, une équipe très impliquée dans le développement de l’hôtellerie d’affaires.

Cette comparaison avec les crises précédentes ne vous inspire pas… Même en considérant les seules conséquences économiques, la situation est incomparable, d’après vous, avec la crise des subprimes par exemple. Pourquoi ?

Audrey Serror : Parce que je pense que l’humanité est touchée au cœur par cette crise. Il y a comme une sorte de conscience de faire partie d’un tout universel qui émerge. Ce n’était bien sûr pas le cas en 2008. Et cette dimension est fondamentale. Je n’ignore pas l’égoïsme, la cupidité et l’hypocrisie de l’Homme. Je n’ignore pas non plus que son cerveau est ainsi fait qu’il ne peut rester focus sur un sujet que pendant un temps limité. Pour ces raisons, je pense que le business redeviendra, à un moment, le nerf de la guerre. Mais si on se concentre sur la sortie de crise, alors, je pense que cette dimension humaine va surpasser les autres. Si je ne me trompe pas, si je ne fais pas un vœu pieux, alors la comparaison avec les autres sorties de crise n’est, pour cette raison, pas pertinente.

Vous ne niez cependant pas la nécessité de restreindre les budgets. C’est donc qu’il y aura une redéfinition des politiques voyage (PVE) qui prendra en compte l’aspect financier et une dimension “care”. N’est-ce pas incompatible ?

Je pense effectivement qu’une des conditions de la reprise du BT sera la garantie d’une dépense optimisée. Et non, je ne pense pas que ce soit incompatible avec le “care”. Je vous donne un exemple simple : si je me déplace à Toulouse pendant deux jours pour deux rendez-vous, plutôt que deux fois deux jours pour les mêmes rendez-vous, c’est mieux au niveau budgétaire, c’est mieux au niveau sanitaire puisque je passe moins de temps à l’hôtel et dans les transports – et notez que le bénéfice est aussi écologique. En 2008, il n’y a pas eu cette remise à plat des travel policies car il y avait une sensibilité différente au risque. Il n’était que financier, pas assez pour faire bouger les choses en profondeur.

C’est donc ça, selon vous, la perspective des politiques de voyage des entreprises : l’optimisation des déplacements ?

Et donc l’optimisation de la dépense… Mais il va y avoir deux façons de le faire. Pour certaines entreprises, la situation constituera une opportunité pour revoir leurs process et rationaliser leur PVE, ce qu’elles n’avaient jamais osé faire pour éviter une levée de bouclier des voyageurs. C’est un sujet délicat. Mais, cette fois-ci, ces contraintes, on pourra leur imposer car ce sera pour leur bien. Pour les entreprises qui feront ce choix, il faudra entrer dans un cercle “il faut réduire et pour réduire il faut contraindre et pour contraindre il faut informer”. Et pour d’autres entreprises, le choix sera de laisser en l’état leur PVE ; elles ont d’autres choses, plus urgentes, à gérer que d’éduquer leurs voyageurs et décident de se recentrer sur leur cœur de métier, de pousser, par exemple, la visioconférence pour des rendez-vous en interne ou la formation. Elles s’estiment mûres pour laisser un droit identique au voyage tout en analysant le retour sur investissement et systématiser un motif purement business pour le déplacement, quitte, au bout d’un an, à faire un bilan.

Deux stratégies presque contradictoires…

Oui, mais avec un point commun : la motivation du voyage. Je pense qu’il va y avoir des réactions pragmatiques qui vont ensuite être gravées dans les PVE. Dans les deux cas, la reprise va être frileuse et différenciée selon les secteurs d’activité. Je précise que quand je parle de PVE inchangée, c’est en termes budgétaire. Les exigences sanitaires, en termes de labels, de mises en conformité, d’hygiène seront nivelées vers le haut.

A vous entendre, les conséquences de la crise sur le BT seront donc positives en termes de RSE…

Oui. Je pense par exemple qu’actuellement, neuf salariés sur dix ne connaissent pas le DUER (le Document unique d’évaluation des risques qui permet de transcrire les résultats de la démarche de prévention des risques professionnels pour les travailleurs d’une entreprise, obligatoire depuis 2001 et qui doit faire l’objet d’une révision chaque année, ndr). J’avoue moi-même l’avoir découvert à la faveur de cette crise car on parle maintenant de l’enrichir et de l’élargir au domaine du voyage. Il y a peu, beaucoup d’analystes considéraient que de nombreuses entreprises étaient désireuses d’améliorer leur RSE mais n’étaient pas prêtes à payer pour ça… Je pense que ces temps-là sont derrière nous, que l’idée du voyageur au cœur du voyage, jusque là très souvent galvaudée, va vraiment prendre sens et être suivie d’effets.

Et la dimension écologique de la RSE ?

Je ne sépare pas les choses. Très concrètement, je vous ai donné l’exemple du voyage unique à Toulouse qui conjugue sécurité du voyageur et bénéfice environnemental. Mais plus globalement, ces notions de sécurité, de sûreté, de bien-être du voyageur forment un tout avec le souci de l’empreinte carbone, les écolabels ou encore le fait de pousser les offres en fonction de l’action caritative de tel ou tel fournisseur. A partir de là – et on y travaille très activement en ce moment même chez HCorpo, les outils vont devoir s’adapter à cet accompagnement des “bons comportements”, tout en restant dans le cadre de la politique voyage de chaque entreprise. Si je devais résumer les leviers de la reprise du BT en trois mots, je dirais : économie, compliance et responsabilité humaine.

 

Source : Déplacement Pros

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Le groupe Accor apporte sa contribution à l’effort de solidarité en mettant à disposition des chambres pour répondre aux besoins des personnels soignants. Sébastien Bazin, pdg du groupe, annonçait jeudi dernier qu’à date 300 de ses hôtels avaient accepté (car l’opération se déroule sur la base du volontariat) de proposer leurs chambres, « à prix coûtant, entre 30 et 50 € (la nuitée, ndr), selon la catégorie« .

Problème : comment mettre en lien cette « clientèle » inédite, habituellement non utilisatrices d’outils de réservation et une offre forcément réduite ? L’initiative a donc dû s’accompagner de la création ad hoc d’un système de réservation, le CEDA Online (Coronavirus Emergency Desk Accor). C’est la plateforme de réservation hôtelière B2B HCorpo, filiale d’Accor, qui a dû, dans l’urgence, mettre sur pied ce dispositif. Il permet de faire connaître aux différents pouvoirs publics et aux fédérations professionnelles concernés les disponibilités au sein des établissements du groupe participant à l’opération et d’enregistrer les réservations.

Outre les personnels soignants dont l’intensité de l’activité requiert un lieu de résidence à proximité des services où ils exercent, d’autres populations sont concernées : les routiers, les malades atteints sans gravité par le coronavirus voulant protéger leur entourage, mais aussi des personnes dont la situation de confinement est problématique, les femmes victimes de violences conjugales, notamment.

 

Source : Déplacement Pros

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